Casbah Jazz charme le public Hollandais

Casbah Jazz charme le public Hollandais
Le groupe musical algérien Casbah
Jazz, dirigé par le musicien-compositeur
Mohamed Rouane, a charmé
et fait vibrer, lundi jusqu'à tard dans la soirée,
lors d'un concert donné à La Haye.
Se produisant, en compagnie de son
orchestre, qui réunit des musiciens talentueux,
à l'occasion de la "Journée de
l'Algérie", organisée par l'ambassade algérienne
à La Haye, le virtuose Rouane a
présenté au théâtre "Zecheldentheater" un
répertoire aussi riche en émotion que varié
en genre. Entamant son concert par deux
morceaux musicaux émouvants, qu'il a
composés en hommage au maître incontesté
du chaâbi Cheikh El Anka et aux
enfants de Bentalha, victimes du terrorisme,
Rouane n'a cessé, au fil du temps, de
transporter son auditoire à qui il a fait
découvrir un répertoire mariant les styles
chaâbi, targui, tindi, kabyle et jazz. Malgré
un mariage parfait d'instruments musicaux
traditionnels et modernes, le compositeur,
qui n'hésite pas à puiser dans les différents
répertoires existants, auxquels il
apporte une touche personnelle, reste,
néanmoins, très attaché au mandolebanjo,
instrument incontestable des
maîtres du chaâbi. "Mon ambition est de
redonner au mandole son prestige, et de le
faire connaître dans toutes les régions du
pays, et également à l'étranger", a confié
Rouane, en envisageant pour cela "la
création d'une nouvelle manière de jouer".
Cet artiste craint, en réalité, une disparition
définitive de cet instrument, sauvé de
l'oubli par les maîtres algériens du chaâbi,
et compte "ne ménager aucun effort pour
lui redonner une place dans le monde
musical contemporain". L'autodidacte
belcourtois, au seuil de la quarantaine,
possède déjà un répertoire assez riche où il
a essayé, selon ses propos, de "jouer une
musique empreinte de spiritualité et d'évasion,
qui permet au public de vivre des
moments forts en intensité".Très serein, le
musicien algérien, qui affiche comme symbole
plusieurs chapelets "Sabhat", dont il
se pare lui-même et son mandole "pour la
baraka", comme il le justifie, donne à ses
morceaux et à ses albums des noms qui
reflètent sa philosophie de la vie, tels que
"lumière de nuit", "innocence", "solitude"
et "l'âme". Rouane espère, par ailleurs,
atteindre plus de jeunes afin de "lutter
contre la mauvaise musique qui entache le
monde artistique algérien". Son rêve est de
"continuer à jouer intensément les mélodies
qu'il ressent", parce que, dit-il, "je suis
optimiste quand je pense que ma musique
peut apporter de la paix, de l'amour et de
la sérénité à ceux qui l'écoutent".
"J'espère que ma musique apportera le
bien aux gens", conclut-il. Rouane, qui
doit animer avant son retour en Algérie,
deux autres concerts, un à Rotterdam et
un autre à Amsterdam, est accompagné de
jeunes musiciens aussi talentueux les uns
que les autres, Fatah dit "Toto" est au
"Djembé" (instrument de percussion
d'origine malienne) et au bendir, les deux
Amine, l'un au violon et l'autre au "nay"
(flûte),Walid à la basse, et Lotfi au piano.
le courrier

# Posté le mardi 15 janvier 2008 19:40

Modifié le mardi 15 janvier 2008 20:11

un artste hors du commun

un artste hors du commun
Époustouflantes, l'ambiance et la féerie que peuvent libérer les cordes d'un mandole. Un visa pour le monde et le temps. C'est ce à quoi ont eu droit les spectateurs du concert de Mohamed Rouane à la salle Ibn-Zeydoun, mardi dernier, pour l'interprétation en live de son nouvel album de Casbah Jazz, Rêve.


Rêve est le premier morceau de cet album, il met en lice, après une introduction devenue populaire ces derniers temps grâce à la radio El Bahdja, les percussions de la batterie de Nazim Ziad, qui se posent sur la mélodie du mandole tel un voile transparent qui laisse transpirer la mystérieuse beauté d'une mariée. Subtilement et respectivement, Rouane fait côtoyer la modernité et la tradition, faisant valser son mandole blanc entre un rythme sahraoui jazzy et un flamenco châabi inspiré d'un certain El-Hadj Mohamed El-Anka. Sa musique offre un magnifique paysage aux différents styles algériens et d'ailleurs, une ère nouvelle pour des airs anciens. Les compositions de Rouane nous invitent à voyager, pieds nus et yeux fermés, sur les terres musicales paisibles de l'Algérie profonde. Jeune Algérois atypique et sympathique, père de famille, nous retrouverons Rouane le lendemain dans son accoutrement sahraoui pour l'écouter parler de son monde et de son Rêve.

* Hier, vous avez donné votre second concert depuis la sortie récente de votre dernier album. Satisfait ?
Pleinement. Et je tiens, avant tout, à remercier les organisateurs de la salle Ibn- Zeydoun qui m'ont offert cette opportunité et mon ami Nazim Ziad, le jeune batteur prodige qui m'accompagne sur scène et le public venu nombreux. D'ailleurs, j'ai remarqué que pas mal de spectateurs étaient déjà présents à mon premier concert, ça prouve qu'ils ont aimé. Musicalement je me suis surpris avec mon batteur et mes jeunes invités, les guitaristes de flamenco, nous sommes partis sur des improvisations incroyables sans toutefois perdre la cohésion, une bonne performance.
*Mohamed Rouane n'est pas un inconnu, les mélomanes de la chanson méditerranéenne sont déjà habitués à vos compositions...
Exact. J'ai déjà fait un bon bout de chemin musical avec le groupe Méditérranéo. Pendant plus de huit ans, on a produit deux albums très réussis et j'ai acquis une grande expérience, mais nous nous sommes séparés il y a 3 ans, et ,depuis, je me suis lancé dans mon projet en solo. Difficile au début de se faire un nouvel environnement et d'imposer un nouveau style ; Dieu merci, tout va pour le mieux.
*Le nouveau style, c'est ce que vous appelez Casbah Jazz ?
Oui. D'abord Casbah pour donner le timbre algérien à ma musique, car je considère que notre Casbah est la plus belle et la plus symbolique du métissage culturel qui a traversé notre pays, et Jazz pour la rendre libre, une idée qui m'est venue lors du festival de jazz de Constantine de 2003, lorsque j'ai demandé au grand jazzman Fabricio du groupe Acamoun de m'inculquer 2 ou 3 gammes de jazz, il m'a répondu que je faisais déjà du jazz avec mon mandole et que j'avais déjà son esprit dans ma musique.
*Justement, toute votre musique repose sur cet instrument. Pourquoi l'avoir choisi ?
Le mandole est un instrument magique pour moi, la première fois que j'en ai joué il m'a semblait que je le faisais depuis 20 ans. Aux première notes il m'ensorcela, j'avais l'impression qu'il me répondait et, depuis, il m'a plus jamais quitté. Maintenant j'ai l'ambition de le faire découvrir au monde arabe et occidental car malgré son ancienneté — crée par les Perses en 1322 — il est ignoré du monde et nous sommes le seul peuple à l'avoir gardé dans nos compositions musicales.
*Le votre est particulier, il est de couleur blanche !
J'ai toujours voulu avoir un mandole de cette couleur, j'ai veillé personnellement à sa fabrication avec un ami dans une petite boutique près de la place des Martyrs. Le blanc c'est pour symboliser la paix, et la musique que je crée se veut un hymne à la paix de l'esprit.
le soir d'algérie

# Posté le mardi 15 janvier 2008 19:30

Modifié le mardi 15 janvier 2008 19:44

rouane

rouane
Arrive ensuite Mohammed Rouane avec sa mandole, et entonne avec les musiciens une mélodie de sa propre composition. La mandole, instrument algérois typique, offre un son plus proche de celui de la guitare que du luth, ainsi retrouve-t-on dans l'enivrante mélodie de M. Rouane un mélange de musique espagnole et d'airs orientaux. Son dernier album, «Rayon de Soleil», offre une escale entre musique algéroise et blues, un genre qu'il appelle «Casbah Jazz».
le temps

# Posté le mardi 15 janvier 2008 19:24

Musicien accompli...

Musicien accompli...
Ils ne sont guère nombreux ceux qui jouent du mandole comme Mohamed Rouane, vous
assurent les nombreux mélomanes, venus en nombre à la salle Ibn Zeydoun.
Musicien accompli, Rouane saura subjuguer ses fans, avec sa manière inégalée de jouer de cet
instrument enchanteur qu'est le mandole. L'entame du concert est faite avec ce morceau connu des
auditeurs qui suivent la radio algéroise, El Bahdja. Le groupe saura, quant à lui, faire corps avec le
musicien qui s'est imposé avec force sur la scène artistique. Ce fier Algérois puisera dans le terroir
sa musique. Le style sahraoui jazzy et un flamenco chaâbi inspiré de la musique d'El Hadj El Anka
apparaît dans son ?uvre. Mohamed Rouane s'est frotté, pour rappel, avec le groupe Méditérranéo.
Des albums seront produits avec ce groupe qui a vu le passage d'artistes qui ont connu chacun des
fortunes diverses. Ces artistes ont tous créé de nouvelles manières de faire de la musique. Rouane
est l'un d'eux. Le groupe qu'il dirige veut récupérer, à travers Casbah jazz, toutes les sonorité
musicales de notre patrimoine. Comme il le fera toujours remarquer, l'idée de ce groupe et de ces
métissages réussis, lui viendra lors du festival de jazz organisé à Constantine en 2003. Le mandole
qui contient des sonorités jazz insoupçonnées
.
El Watan

# Posté le mardi 15 janvier 2008 18:55

Modifié le mardi 15 janvier 2008 19:09

RÊVE, DE MOHAMED ROUANE

RÊVE, DE MOHAMED ROUANE
Le mandole pentatonique
Le mandole divague, perd de sa langue originelle, emprunte les sentiers du jazz et du flamenco. Mohamed Rouane découvre une nouvelle exécution de cet instrument dédié traditionnellement à la musique chaâbie. El Watane

# Posté le mardi 15 janvier 2008 18:43

Modifié le mardi 15 janvier 2008 20:10